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Publié : 12 mars 2006

La visite de Jo Hoestlandt

Notre rencontre avec Jo Hoestlandt
 
1- Sa vie
  Jo Hoestlandt a bientôt 58 ans. Elle est mariée avec le même homme depuis 30 ans. Elle a trois enfants deux adultes qui ont plus de trente ans : deux garçons et une fille (Bertrand, Olivier et Maud). Elle habite à Rueil Malmaison. Elle a des origines jamaïcaines et françaises.
Ses autres passions sont le théâtre, la musique et le cinéma.
2- Son métier
  a) La passion de lire
  La passion de lire lui est venue de tous les livres lus quand elle était petite : Quand elle rentrait dans une nouvelle classe, elle regardait le nombre de livres de la bibliothèque pour savoir en combien de temps elle les aurait tous lus. Il n’y a pas d’âge pour commencer à écrire et elle écrit depuis qu’elle est toute petite. Dans son école, elle inventait des pièces de théâtre qu’elle faisait jouer par ses camarades. Ses institutrices l’ont toujours encouragée lui disant qu’elle ferait une excellente écrivaine. Mais elle voulait être danseuse !
   b) l’écriture
Elle a écrit son premier « vrai » roman à l’âge de 15, 16 ans. Il faisait plus de cent pages. C’était un roman d’amour qu’elle avait écrit pour l’anniversaire de son amoureux mais il n’a jamais été publié.
Le premier livre a été fait avec Bertrand, son fils, qui s’était fait renverser à 5 ans par une voiture. Comme il était complètement immobilisé pour de longs mois et que seule sa langue pouvait bouger, elle lui a appris à lire en inventant de petites histoires avec les sons. Quand il est sorti de l’hôpital, Bertrand savait lire. Cela a fait un paquet de feuilles. Son fils lui ayant dit que ça serait bien de le vendre pour que d’autres petits apprennent aussi à lire, elle l’a envoyé à un éditeur qui a décidé de sortir le livre qui s’appelle « le moulin à paroles ». Elle avait trente ans.
  c) le métier
Elle a choisi ce métier d’auteur car c’est un métier libre. Elle peut écrire quand elle veut, où elle veut et même ne pas écrire du tout certains jours. Quand elle est de bonne humeur, elle travaille matin ou après midi, Sinon une heure ou deux. Quand elle est fatiguée, elle se promène. Elle voyage et rencontre aussi des enfants : cela fait partie de son travail. Elle ne se lasse jamais d’écrire car donner du bonheur aux enfants grâce à ses histoires lui procure beaucoup de bonheur.
Par contre, elle n’a pas choisi d’être illustratrice parce qu’elle dessine comme « un pied de cochon »
  d) les livres
Elle a écrit environ 85 ouvrages. Six nouveaux livres vont paraître au mois de mars 2006. Elle a écrit des romans, des contes, de la poésie (elle aime beaucoup la poésie), des albums et même un documentaire sur le droit des enfants et deux bandes dessinées, « l’école Marcel Torgnol ».
Le temps qu’elle met pour écrire un livre est très variable. Elle a écrit « la rentrée des mamans » en vingt minutes, « les frayeurs de la baby-sitter », « la demoiselle d’horreur » ou « cousin contre cousine » en deux jours, mais elle peut mettre jusqu’à trois semaines à un mois pour écrire des romans plus longs.
Pour écrire, Jo a dû abandonner à regret son « stylo plume chéri » et travaille maintenant directement sur ordinateur car les éditeurs souhaitent que les manuscrits soient tapés à l’ordinateur. Elle a eu un peu de mal à s’y faire car elle aimait beaucoup le contact de la plume sur le papier.
Quand elle a écrit une histoire, elle envoie son manuscrit à un éditeur qui décide si l’histoire lui plaît et si elle peut devenir un livre.. Si c’est oui, l’éditeur contacte un illustrateur qui se met au travail pour illustrer l’histoire. Ensuite Jo reçoit les dessins et dispose de 24 heures pour apporter d’éventuelles rectifications (si par exemple il y a une erreur dans le portrait d’un personnage). Ensuite, le livre est imprimé puis vendu en librairie.
 Pour corriger il y a le correcteur orthographique de l’ordinateur ou le correcteur de la maison d’édition. Mais elle ne fait pas beaucoup de fautes d’orthographe. Ses livres se vendent bien : Jo gagne entre 3% et 6% du prix de vente de chaque livre. C’est au mois de mars qu’elle reçoit l’argent des ventes de toute l’année écoulée. Elle dit que pour bien gagner sa vie, il faut écrire beaucoup de livres. Aller rencontrer des enfants dans les classes lui permet également de gagner de l’argent.
  e) l’inspiration
 Elle trouve ses idées et son inspiration « dans son chapeau » c’est-à-dire dans sa tête et dans sa vie, grâce aux gens qu’elle rencontre. Avec les CM2, nous avons "joué" au voleur de (larmes, bonheur, rire ...). En classe, après la visite, chacun a écrit son histoire.
 Elle donne leur nom aux personnages d’après les noms qu’elle connaît, ceux d’enfants rencontrés dans ses voyages, dans les classes. Elle a une prédilection pour Lise parce que ce nom ressemble « à lire » (Il faut qu’elle lise).
f) nous avons lu beaucoup d’ouvrages parmi lesquels :
« Mon meilleur ami »- Jo a écrit ce livre après être passée dans une classe où elle avait parlé d’amitié. L’amitié est un sujet important pour Jo Hoestlandt. Dans cette classe, un seul enfant faisait la différence entre les copains et les amis et il n’avait aucun ami, même s’il avait plusieurs copains !
Après avoir écrit « mon meilleur ami, Jo en a envoyé un exemplaire à l’enfant sans ami de la classe et il lui a écrit : »Merci pour votre visite ... Je n’ai toujours pas d’ami mais ne vous faites pas de souci pour moi ! »
Jo n’a pas d’ami aveugle par contre Elie, David et Roberto sont des amis de son fils Bertrand (voir la dédicace du livre).
 « Drôle d’endroit pour les vacances »- Quand elle était petite, elle aimait aller dans les cimetières, ce qui l’a inspirée.
Nous avons particulièrement aimé « La grande peur sous les étoiles », album décrivant l’amitié de deux fillettes, l’une devant porter l’étoile des juifs ...
 
Ses enfants lisent ses livres, Elle leur en a dédicacé plusieurs,