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Publié : 7 janvier 2008

Création du site

L’école Bel Air à Franconville a son site internet

Par Isabelle Le Quinio, lundi 2 avril 2007 à 11:36
 
Le site de l’école élémentaire Bel Air de Franconville, créé au cours de l’année scolaire 2003-2004, affiche une belle santé, et reflète la vie de l’école. Entretien avec Alain Duché, le directeur.
 
Comment en êtes-vous venu à créer le site de votre école ?
Une rencontre, c’est très important. Durant l’année scolaire 2003-2004, Lionel Caylat, le CCTice de la circonscription d’Ermont, nous a proposé un stage d’initiation à Spip, soit deux fois trois heures. Qu’est-ce que c’est, Spip ? Un mystère pour la plupart d’entre nous. Nous y avons participé, et j’ai décidé de me lancer. J’ai eu de nombreux problèmes techniques au début, bien sûr (j’en ai encore, d’ailleurs !), mais le CCTice est toujours disponible pour me donner un coup de main.
 
Quel était votre objectif en le créant ?
C’est un lien avec les parents, qui y trouvent tous les renseignements administratifs utiles sur l’école. Et surtout, c’est une occasion rêvée de produire. Les élèves écrivent davantage et plus volontiers. Ils ont le plaisir et la fierté d’être lus par les parents. La conscience aussi que n’importe qui (dans le monde !) peut accéder au site. On n’y écrit donc pas n’importe quoi... Chaque classe possède son code pour entrer des articles. Ensuite, c’est moi qui valide les textes pour leur publication.
 
Quelle place l’informatique a-t-elle dans l’école ?
Nous avons une salle informatique, avec dix-huit postes. La collègue de CP et moi-même avons un ordinateur dans notre classe, comme en bibliothèque. J’ai même une liaison internet. Nous espérons pouvoir l’installer dans chaque classe... Les élèves sont familiarisés avec l’ordinateur, qu’ils utilisent pour le traitement de texte, mais aussi pour des recherches sur internet. De plus, un AVS les accueille en salle informatique pendant les récréations.
 
Qui tape les textes ? Les élèves participent-ils à cette étape ?
Cela demanderait trop de temps, il faudrait quelqu’un pour être avec les élèves à ce moment-là. Ce serait un emploi à plein temps. En général, c’est moi qui le fait, sur mon temps personnel, car je n’ai qu’un quart de décharge.
 
Qu’est-ce que cela a changé pour les élèves ?
Ils ont envie d’être édités, d’être lus. En CP, ils produisent à présent facilement (avec dictée à l’adulte). En CM2, j’exploite beaucoup cette possibilité. Les collègues de CE1 CE2 font plein de choses à l’écrit, mais elles n’osent pas encore produire vraiment sur le site. Inquiétude quant à l’aspect technique. Mais aussi la peur d’être jugées, sûrement, car on trouve toujours que ce qu’on fait n’est pas assez bien. Et puis, cela demande beaucoup de temps, ce n’est pas toujours facile à concilier avec tout le reste.
L’existence du site nous pousse également dans l’écriture du journal d’école, publié chaque année sous forme papier, avec un bulletin chaque mois.
Le site est comme la mémoire de l’école. On y trouve des archives des travaux et des activités des années précédentes. On y organise des rallyes. Les élèves ont découvert qu’en entrant par exemple un prénom dans le moteur de recherche, on retrouve dans le site toutes les pages où il apparaît. Je ne le savais pas moi-même. Il permet à l’enfant, qui y produit, de s’approprier l’école et les informations qui la concerne. Il apprend que l’information, c’est lui, futur citoyen, qui la crée. Qu’au bout de cette chaîne, il y a les bases de données, les encyclopédies, etc. C’est un apprentissage de la citoyenneté. Et qui fait partie du B2i.
 
Et pour les enseignants ?
Cela nous oblige à nous ouvrir sur l’extérieur. Nous le faisions certes déjà (visites diverses, rencontres avec des écrivains...). Mais maintenant, nous le faisons avec cette volonté de mémoriser, de laisser des traces de ce qui a été réalisé. C’est très dynamisant.
 
 
 
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